En prévision du défi, il faut commencer à prévoir des aliments pour les prochains mois (surtout les mois d’hiver). Les têtes-de-violons annoncent l’arrivée des premières récoltes. L’an passé, nous en avions congelé un gros ziploc, cette année, on tentera en marinade. Du coté de l’Ontario, les têtes-de-violons arrivent avec leur voisines de sous-bois, l‘ail des bois. que l’on en retrouve sur les étals du Marché By. Difficile de dire devant les bocaux d’ail vinaigrée si celle-ci vient vraiment de l’Ontario ou si elle a été braconné de l’autre côté de la rivière. Un chose est sure, l’amende est salée pour qui ce fait prendre.
Hydro-Québec a annoncé ses gagnants hier. Une quinzaine de projets éoliens verront le jour d’ici 2015, partout au Québec. Il y a peu de régions qui ne seront pas touchées. On devrait cependant proposer à HQ d’installer une éolienne quelque part au centre-ville de Montréal pour que nous, urbains, ayons le “feeling” aussi. Un peu à la manière de Toronto avec son éolienne du parc de l’Exposition.
Vendredi, j’arrête à la librairie pour feuilleter ici et là. J’étais tomber sur une vielle entrée du Green Geek concernant les livres importants sur l’environnement. Parmi ceux-ci Cradle to Cradle m’a intéressé (en passant Amazon.ca l’offre en spécial… Ah l’impulsion du moment:) )
Au premier touché, on peut sentir une différence dans la conception du livre. Les pages sont épaisses, le livre est plus pesant que confrères de taille similaire. La jaquette annonce un livre à l’épreuve de l’eau. C’est en parcourant les premiers chapître que je comprends: Le livre n’est pas en papier, il est en polypropylène totalement recyclable.
Je promets mes impressions d’ici quelques semaines.
Deux nouvelles juxtaposées ce soir au Téléjournal. Le salaire minimum augmente de 50 cennes et l’étude de StatCan qui indique que depuis 25 ans l’écart entre les riches et les pauvres s’accentue.
Selon Cyberpresse, ils sont 254 000 à ce salaire (L’institut de la statistique du Québec parle plutôt de 110 000 personnes). Sur une base de 40 h par semaine, l’augmentation du salaire minimum représente des coûts de 114 millions de dollars annuellement (en prenant les chiffres de l’ISQ). En somme absolu, c’est un gros montant mais en comparaison avec le PIB québécois de 259 milliards de dollars, ce n’est que 0.44 % de l’économie québécoise.
La majorité de ces emplois sont dans la restauration et l’hotellerie (22%) et le commerce de détail (28%). Dans ces domaines, on parle d’une activité économique de plus de 16 milliards de dollars, seulement au Québec. Avec une meilleure répartition de richesse et quelques options de moins pour les dirigeants, les comptes balanceront. C’est certain!
Un an sans auto: un petit bilan
Déjà plus d’un an sans voiture, il est temps pour un petit bilan pour voir si ça vaut la peine.
On recule en mars 2007, la vieille Oldsmobile rend l’âme après 600$ de réparations. Un peu débiné, nous décidons de vivre sans auto pour un petit bout de temps. 28 mars, je signe le contrat avec communauto et j’apprivoise leur système de réservation et de facturation.
En bon consommateur, je m’empresse de louer ma première auto pour la fin de semaine. Le dimanche soir, je la rapporte à la station pour découvrir que nous avions fait que 89 km et que la plupart du temps l’auto était restée dans l’entrée. Premier choc, la culture de l’auto-partage par l’expérimentation.
Début juin, on part pour la pêche en louant une communauto tout simplement, en essayant le tarif interurbain. L’auto reste 2 jours au chalet, mais le compteur tourne toujours. Nos amis pêcheurs avaient loué chez une agence de location. Deuxième choc, la culture du cocktail transport par l’expérimentation.
Pour les vacances, ce sera le Bas St-Laurent en auto loué. On découvre également les tarifs à 50% la fin de semaine chez certaines agences de location: moins de 60$ pour la fin de semaine à Québec.
En Février et Mars, les beaux-parents filent dans le sud, leur auto sera ensevelie sous la neige. En fait, il y a probablement plein d’autos qui dorment comme ça dans les rues de Montréal. Un concept à explorer.
Au final, la dernière année a permis de connaître la valeur de nos transports puisqu’à chaque mois, je recevais une facture selon l’usage. En tout et partout, nous avons fait plus de 7500 km durant l’année (sans compter les km sur l’auto de belle-maman) et cela nous a couté environ 3000$ incluant l’abonnement, l’assurance et l’essence (40 sous/km). C’est raisonnable si nous comparons aux données du CAA.
Certains diront qu’une auto usagée coûte le même prix mais oublient les externalités et la maximisation de l’utilisation des ressources. Sans compter qu’il n’est plus nécessaire de faire changer l’auto de bord de rue 2 fois par semaine, que l’entretien et le nettoyage sont fait par Communauto et que les véhicules sont généralement en excellentes conditions.

Les 98 questions du test NEWS sur l’accessibilité confirme mes perceptions. Sur tous les éléments évalués, le Hochelaga surpasse Hull sauf au niveau de la sécurité (la différence est cependant faible).
Il va maintenant falloir agrandir l’échantillon des sondés et je pourrai écrire un article scientifique sur le sujet.
Tant que je peux vendre à bon prix
Tout le brouhaha entourant la crise alimentaire, me rappelle les paroles d’un producteur de maïs rencontré au hasard d’un brunch du nouvel an.
Cette année, j’ai vendu 100 tonnes de maïs pour l’éthanol. Que ça aille pour de la farine, de la moulée ou du carburant, tant que j’ai un bon prix, j’ai pas de problème. C’est vrai que le pain augmente mais tu sauras que dans chaque pain que tu achètes, il y a probablement que 5 cennes qui va au fermier, c’est pas nous autres le problème.

En partant de cette prémisse, ce sont les intermédiaires qui empochent de même que les spéculateurs. Définitivement, pour améliorer la situation, il faut couper les intermédiaires. Il est pas normal que le prix du blé produit chez-nous se transigent à la bourse de Chicago avant de nous revenir en chère farine. En achetant directement des producteurs, nous nous assurons qu’ils recevront plus que 5 cennes.
En passant le prix du blé a baissé de 33% depuis son sommet du début mars.
Pénurie d’aliments ou d’argent
Le monde comprend, de mieux en mieux, la situation de crise alimentaire dans laquelle nous nous enfonçons tranquillement. Que ce soit en français, en anglais, en espagnol, le message est le même: la hausse des prix des denrées de base risque de transformer la planète si nous nous prenons pas en main. On s’en va vers des conflits qui ne seront pas joyeux sans compter, les pays producteurs commencent à se refermer à l’exportation alors que les grands importateurs (comme le Japon) envisage le pire.
Des coupables, on en compte plusieurs et il est facile de pointer les agro-carburants, le prix du pétrole, la croissance des pays émergents, la spéculation ou les changements climatiques. Chaque analyste, selon son allégeance y va de son point de vue au jeu du à qui la faute. Mais, en fait, manquons-nous vraiment de nourriture ou seulement d’argent pour l’acheter? Il suffit d’aller voir dans les poubelles et les égouts pour répondre à cela.
Mathématiquement parlant, tant à Hull qu’à Montréal, je reste à la même distance d’une épicerie. Je ne parle pas de dépanneur ici mais plutôt d’un commerce avec des produits frais et une boucherie ou une patisserie. Environ 775 m me séparent de ces lieux, mais l’impression de distance est vraiment différente.
Dans un cas, une rue bordée de grands arbres et une promenade commerciale avec plein d’autres commerces. L’environnement invite à la marche surtout que le stationnement est un peu compliquée et payant. Sur le chemin, il y a toujours quelqu’un à saluer ou quelque chose à voir. Une petite marche agréable en ville vers les commerces dits de proximité.
Dans l’autre, on se retrouve sur un boulevard avec un vendeur de char, deux dépôts à bière et un Dairy Queen. Pas vraiment invitant pour le piéton. La distance semble tellement plus grande que l’appel de l’auto se fait sentir (surtout que le stationnement est facile). Seul attrait de cette marche, l’arrêt potentiel au Dairy Queen, difficile de résister…
Ceci n’est qu’un exemple des différences entre le développement axé sur l’automobile des années 1970-1980 et celui des quartiers populaires de l’entre-guerre. Il est clair que ces environnements jouent un rôle prépondérant dans nos perceptions de la distance et nos choix de transports. La distance semblera toujours plus courte si l’ambiance est agréable (et ce, sans compter la compagnie), l’inverse est également vraie et demande surtout un peu plus de motivation ou d’éco-volonté.
Évidemment, je ne suis pas le seul à avoir cette perception, et celle-ci a fait l’étude de plusieurs recherches. En fait, les scientifiques ont mis au point un index d’accessbilité de l’environnement local (Neighbourhood Environmental Walkability Scale). Quatre-vingt-dix-huit questions sur l’accessiblité pour déterminer un index. Je ferai la comparaison de mes deux milieux de vie pour voir si mes perceptions s’expliquent. Le site Walk Score donne également un index d’accessibilité. Avec ce site, Hull obtient un score de 15 et Montréal, un gros 48 sur 100.
Décidément, en ce lendemain de Jour de la Terre, l’idée de manger local fait son chemin dans les médias de masse.
