20 Juil 2008

Le prix du brut vogue au-delà des 100$. Les compagnies aériennes sont pour la plupart au bord du gouffre mais à Heathrow, les avions volent à vide pour garder leur “slot” d’atterissage. Certains voient une manoeuvre économiquement valable, mais, moi je vois un non-sens de gaspillage de ressources non-renouvelables. On ne parle pas içi de laisser couler l’eau sous les ponts mais bien de gaspiller du jet fuel pour protéger le départ de 17h17.

15 Juil 2008

Un beau gros canular ce projet sur l’ile Ste-Hélène… Ça quand même pris une semaine pour que le pot au rose soit découvert…

8 Juil 2008

Une nouvelle plutôt fraîche vient de sortir sur les blogues. Un promoteur albertain est en discussion avec la ville pour construire un golf sur l’île St-Hélène. Quel lieu magnifique pour un golf près du centre-ville, près du Casino, d’une station de métro. On propose même d’installer le pro-shop dans la Biosphère sans affecter le “Environmental Museum”. À bien y penser, il faudrait pas être surpris de voir se profiler au même moment un grand hôtel près du lac des Cygnes ou du Pavillon du Canada. En plus de l’appropriation des terrains publics le parcours dans l’ébauche du projet (fait en catimini) semble se concentrer sur la partie la plus historique de l’île.

Ce projet me rappelle un projet de golf près du Casino du Lac Leamy à Hull. Un peu de la même façon un promoteur privé voulait s’approprier l’espace public pour créer un golf pour richissimes visiteurs. La population s’est organisée et a pu faire dérouter le projet. Même le bureau de la vérificatrice générale y avait jeté un oeil.

via Le Gros Bon Sens
La pétition contre le projet est ici

8 2008

Y avait du monde à la plage en fin de semaine. On aurait dit Pusan en pleine semaine de vacances… La météo aidant, la plage d’Oka a atteint sa capacité avant midi dimanche.

Oka c’était la destination de notre escapade de vélo-camping à faible émission. Parti lentement de la ville samedi, nous avons traversé la banlieue pour nous rendre au Parc d’Oka prendre un bain de foule. Sur le parcours quelques constatations:

  • Ça pédale sur la rive-nord;
  • Laval est vide le samedi et
  • on y ferme les abreuvoirs.

Le parc d’Oka est avantageux puisque l’on peut y aller en cocktail transport (train/vélo) et y faire du camping (avec 2000 autres campeurs). Sans compter que les collines des environs sont idéales pour se faire les mollets et visiter nos producteurs maraîchers. Nous avons trouvé pommes, poires, prunes, miel et autruche lors du retour par le Rang de la Fresnière dimanche après-midi avant de prendre le train de l’AMT pour le retour. Comme cette ligne de train de banlieue est électrifiée, on peut penser que nos émissions quasi inexistantes (On l’avoue, nous avons fait brûler 4 bûches et utiliser le Dragonfly pour cuire nos galettes de sarrazin).

L’idée de prendre le train pour aller visiter les régions limitrophes nous a plu. Malheureusement pour nous, les trains vers St-Constant, St-Hilaire et St-Jérome (et le petit train du Nord) n’acceptent pas les vélos et surtout ne roulent pas la fin de semaine. On pourra seulement visiter Vaudreuil et Soulanges, la prochaine fois. Il faudrait que l’AMT y voit.

Source de la photo: La plage de Sipalay

7 Juil 2008

Your Backyard Farmer, une organisation de Portland propose de cultiver la cour des citoyens pour une modique somme. En échange, on reçoit des produits frais à chaque semaine. Avec toute cette histoire de salmonelle qui touche les tomates, les jalapenos ou la coriandre, s’assurer de la tracabilité des produits semble un atout majeur.

My Farm
vont encore plus loin en intégrant le concept d’agriculture soutenue par la communauté où la culture est décentralisée et l’on peut recevoir des produits des jardins voisins.

À Montréal, on retrouve partout des jardins au fond des cours, le long des rails. Le notre qui trône bien en vue près du trottoir est source de discussion avec les voisins et les passants. Depuis mai, chaque fois ou presque où je travaille la terre, il y a quelque qui s’arrête pour donner des conseils, compter une anedocte ou gouter à la ciboulette. Il faut quand même dire que les proprio cultivent se petit bout de terre depuis belle lurette.

De plus en plus, j’ai l’impression que l’agriculture urbaine (pratiquée amplement dans les pays du sud) se fera une place dans notre société dite moderne. Plein d’initiatives sont déjà en route ici et ailleurs.

via ecopreneurist et les légumes viennent du jardin de l’an passé.

3 Juil 2008

Colin de No Impact Man résume vraiment bien la roue, vous savez la roue, la roue de Madame Forget dans les Zapartistes. On travaille pour dépenser et plus on dépense plus, on doit travailler (le bonheur!!!) . Quelle belle roue! :)

L’idée de travailler moins pour réduire notre consommation d’asphalte fait son bout de chemin un peu partout. Des Philippines aux “States”. Travailler moins pour consommer moins et réduire notre empreinte écologique. Des petits malins n’en demandent pas moins. En travaillant un jour de moins, les consommateurs auront une journée de plus pour visiter le chic Dix/30.

2 Juil 2008

Un mois depuis le début du défi. À chaque jour, on doit s’adapter. On doit également planifier les activités en fonction des récoltes et les marchands commencent à connaître notre rengaine. Nous ne serions pas les seuls à s’inquiéter de l’origine des aliments.

Quelque bonnes nouvelles en vrac: Notre boulangerie, Ahroma fabrique du pain 99% local, idem pour celle du marché Maisonneuve. Il y a plein de bons fromages locaux pour se faire un grilled cheese en plus.

Ce qui fait défaut le plus est le manque de diversité de fruits. Des pommes et des fraises. J’ai lu que les petites prunes mauves poussaient au Québec, il reste à les trouver. Les framboises et les gadelles devraient être prêt pour la récolte d’ici 2 semaines. Un peu de changement en perspective en attendant les poires et melons.

Une chose semble se profiler après 1 mois. À moins de tout préparer soi-même, il est quasi impossible de manger local en tout temps. Le pain, le fromage et les autres produits préparés du terroir ont tous des ingrédients exotiques à commencer avec le sel. C’est vrai que pour notre santé, nous devrions réduire la consommation de sel ( et de gras, et de sucre…) mais il reste que le sel ( et le sucre et le gras) sont nécéssaire pour la conservation des produits frais. Il faut quand même pas être plus catholique que le pape, au pire nous serons seulement 98,4% local (donc dans l’intervale de confiance 19 fois sur 20….)

16 Juin 2008

L’acclimatation se fait tranquillement, à mesure que les ingrédients extérieurs disparaissent de nos tablettes. Il y aura surement un choc culinaire, à la manière d’un choc culturel. En ce moment, on le sent s’approcher furtivement. Les épices commencent à manquer,, nous avons épuisé nos stocks de farine. On doit commencer à s’adapter. Sans farine de blé, nous avons préparé des galettes de sarrazin en remplacement.

En même temps pour nos réconforter un peu, les fraises rouges font leur entrée au marché et elles iront rejoindre pommes et rhubarbe sur notre liste de fruits locaux. Durant les prochaines semaines, nous devrons congeler et canner nos fraises pour toute l’année, sans compter que les framboises suivront en juillet.

La réponse des producteurs s’améliorent également. La plupart de nos courriels sont répondus avec promptitude. Ainsi le tofu de la Soyarie a reçu le sceau “Local”. Le soya vient de Inkerman dans l’Est ontarien et le tofu est produit à Gatineau (à la limite de notre rayon).

Nous avons trouvé un maître farinié. Il ne reste plus qu’à coordonner les achats avec lui.

9 Juin 2008

Ce soir, je suis arrêté au dépanneur pour voir ce qui serait bon pour le souper. Notre dépanneur est un peu plus qu’un dépanneur typique. J’aurais pu y acheter des crosses de violons (quoiqu’il commence à se faire tard…) ou des asperges (d’origine inconnue). J’ai plutôt opté pour du cheddar de St-Albert. Il y avait également du poulet régional mais leur 3 kilos m’ont fait peur un peu et quelques McIntosh qui trouvaient la fin de saison un peu longue.

L’offre de produit locaux dans les dépanneurs typiques est probablement plus mince et se résume au fromage en grains et au lait. Pas suffisant pour se préparer un repas complet ça c’est certain.

28 Mai 2008

-D’où viennent vos asperges, Madame?
- Du Québec, c’est écrit sur l’élastique…
- Mais où au Québec?
- ……!!!!!……
avec un air surpris, du Québec.


Ce n’est pas toujours simple de connaître l’origine précis des aliments. Habituellement, au marché, on peut sans trop de difficultés, avoir une bonne idée de la provenance à quelques kilomètres près. En fin de semaine, les oignons verts venaient de Ste-Madeleine, les asperges et les crosses de violons de Chateauguay, les tomates de Mirabel et les concombres libanais, de Les Cèdres (Grammaticalement on dit ‘de Les Cèdres’ ou ‘Des Cèdres’ si le village s’appelle Les Cèdres?). Chaque marchand pouvait assez rapidement nous donner ces indications. Ce n’est pas la même chose pour les fruiteries où la réponse ressemble plutot au dialogue ci-haut. En poussant un peu plus, nous aurions pu probablement parler avec le gérant qui nous aurait fièrement affirmé que les légumes provenaient du “centre de distribution de Boucherville”.

j’ai également essayé, il y a quelques semaines, le service à la clientèle d’une marque de jus de fruits pour connaître la provenance de leurs pommes. J’attends toujours une réponse.

En fait, tout réside dans le nombre d’intermédiaires. À la manière du téléphone arabe, plus le nombre augmente, plus l’information se perd. En parlant avec le maraîcher, les paroles viennent de la source même. Dans certains cas, les marchands regroupent les produits de plusieurs entreprises entre la ferme et le marché mais il n’y a qu’un intermédiaire. Dès que les produits transitent par le marché central ou un centre de distribution, la tracabilité diminue exponentiellement. À moins bien sûr que le producteur investisse dans une image de marque (comme c’est le cas pour les tomates de serres)

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