Partout sur le net, on nous mitraille que nos aliments proviennent de plus en plus loin. Cette semaine, chez métro: des mûres du Mexique, des cerises de terre de Colombie, du raisins du Chili. Il y a toujours des pommes du Québec mais elles sont en compétition direct avec des belle Gala rouges de la Côte Ouest. Il y a plein d’information sur le net au sujet de la distance que parcourent nos aliments. On parle de 1500 milles en moyenne. En fait les raisins du Chili ont parcouru au moins 8700km avant d’arriver comme des produits frais.
Alisa Smith and James MacKinnon ont essayé leur 100-mile diet pendant un an. Un an de produits issus d’un rayon de 100 milles autour de Vancouver. Après avoir lu leur livre, nous avons décidé, nous aussi, de tenter notre chance: Manger local pendant un an.
Pourquoi? Pour démontrer que l’on peut bien manger dans un rayon raisonnable de Montréal et ce en encourageant, les producteurs qui tentent de travailler en harmonie avec la planète.
Tous nos aliments devront donc être produits, récoltés, ramassés à l’intérieur d’un rayon de 200 km de Montréal, en privilégiant les produits biologiques, québécois et du terroir. Quelques règles d’exception pour garder notre santé mentale:
- Nous nous réservons deux produits exotiques: le café pour madame, le chocolat pour monsieur. Évidemment, ils devront être équitables et biologiques.
- Les restaurants, les visites chez les amis et les voyages sont exclus pour l’instant;
- Nous pourrons rapporter des produits hors-zones lors de nos voyages;
- Toute nourriture déjà présente dans les armoires fait partie du défi.
On commence ce défi en juin 08.
