Tant que je peux vendre à bon prix
Tout le brouhaha entourant la crise alimentaire, me rappelle les paroles d’un producteur de maïs rencontré au hasard d’un brunch du nouvel an.
Cette année, j’ai vendu 100 tonnes de maïs pour l’éthanol. Que ça aille pour de la farine, de la moulée ou du carburant, tant que j’ai un bon prix, j’ai pas de problème. C’est vrai que le pain augmente mais tu sauras que dans chaque pain que tu achètes, il y a probablement que 5 cennes qui va au fermier, c’est pas nous autres le problème.

En partant de cette prémisse, ce sont les intermédiaires qui empochent de même que les spéculateurs. Définitivement, pour améliorer la situation, il faut couper les intermédiaires. Il est pas normal que le prix du blé produit chez-nous se transigent à la bourse de Chicago avant de nous revenir en chère farine. En achetant directement des producteurs, nous nous assurons qu’ils recevront plus que 5 cennes.
En passant le prix du blé a baissé de 33% depuis son sommet du début mars.
