16 Juin 2008

L’acclimatation se fait tranquillement, à mesure que les ingrédients extérieurs disparaissent de nos tablettes. Il y aura surement un choc culinaire, à la manière d’un choc culturel. En ce moment, on le sent s’approcher furtivement. Les épices commencent à manquer,, nous avons épuisé nos stocks de farine. On doit commencer à s’adapter. Sans farine de blé, nous avons préparé des galettes de sarrazin en remplacement.

En même temps pour nos réconforter un peu, les fraises rouges font leur entrée au marché et elles iront rejoindre pommes et rhubarbe sur notre liste de fruits locaux. Durant les prochaines semaines, nous devrons congeler et canner nos fraises pour toute l’année, sans compter que les framboises suivront en juillet.

La réponse des producteurs s’améliorent également. La plupart de nos courriels sont répondus avec promptitude. Ainsi le tofu de la Soyarie a reçu le sceau “Local”. Le soya vient de Inkerman dans l’Est ontarien et le tofu est produit à Gatineau (à la limite de notre rayon).

Nous avons trouvé un maître farinié. Il ne reste plus qu’à coordonner les achats avec lui.

9 Juin 2008

Ce soir, je suis arrêté au dépanneur pour voir ce qui serait bon pour le souper. Notre dépanneur est un peu plus qu’un dépanneur typique. J’aurais pu y acheter des crosses de violons (quoiqu’il commence à se faire tard…) ou des asperges (d’origine inconnue). J’ai plutôt opté pour du cheddar de St-Albert. Il y avait également du poulet régional mais leur 3 kilos m’ont fait peur un peu et quelques McIntosh qui trouvaient la fin de saison un peu longue.

L’offre de produit locaux dans les dépanneurs typiques est probablement plus mince et se résume au fromage en grains et au lait. Pas suffisant pour se préparer un repas complet ça c’est certain.