5 Mai 2008

Vendredi, j’arrête à la librairie pour feuilleter ici et là. J’étais tomber sur une vielle entrée du Green Geek concernant les livres importants sur l’environnement. Parmi ceux-ci Cradle to Cradle m’a intéressé (en passant Amazon.ca l’offre en spécial… Ah l’impulsion du moment:) )

Au premier touché, on peut sentir une différence dans la conception du livre. Les pages sont épaisses, le livre est plus pesant que confrères de taille similaire. La jaquette annonce un livre à l’épreuve de l’eau. C’est en parcourant les premiers chapître que je comprends: Le livre n’est pas en papier, il est en polypropylène totalement recyclable.

Je promets mes impressions d’ici quelques semaines.

1 Mai 2008

Deux nouvelles juxtaposées ce soir au Téléjournal. Le salaire minimum augmente de 50 cennes et l’étude de StatCan qui indique que depuis 25 ans l’écart entre les riches et les pauvres s’accentue.

Selon Cyberpresse, ils sont 254 000 à ce salaire (L’institut de la statistique du Québec parle plutôt de 110 000 personnes). Sur une base de 40 h par semaine, l’augmentation du salaire minimum représente des coûts de 114 millions de dollars annuellement (en prenant les chiffres de l’ISQ). En somme absolu, c’est un gros montant mais en comparaison avec le PIB québécois de 259 milliards de dollars, ce n’est que 0.44 % de l’économie québécoise.

La majorité de ces emplois
sont dans la restauration et l’hotellerie (22%) et le commerce de détail (28%). Dans ces domaines, on parle d’une activité économique de plus de 16 milliards de dollars, seulement au Québec. Avec une meilleure répartition de richesse et quelques options de moins pour les dirigeants, les comptes balanceront. C’est certain!

16 Jan 2008

Le coffret (la suite)

Réjean passait ses après-midis sur son balcon donnant face à l’entrée de la ruelle, près du restaurant indien. Il aimait quand les effluves de curry lui parvenaient jusqu’à ses narines, cela lui permettait de voyager un peu. L’odeur de curry masquait, sans trop de peine, les odeurs de colorants du salon de coiffure voisin.

Depuis quelque temps, il trouvait que le traffic augmentait sans cesse dans la ruelle. Un va et vient de voitures à toute heure du jour. Toujours, ces mêmes voitures qui entraient et sortaient à l’extrémité du balcon. Il reconnaissait, Monsieur Raymond avec sa grosse Impala bleu qui avait de la difficulté à manoeuvrer entre les poubelles pleines et le tricycle de la petite Karine. Il remarquait également la présence d’au moins 3 Toyota, une rouge, une or et une grise, pourtant, personne n’avait emménagé dans le pâté de maison depuis Madame Smith en février dernier et aucun autre résident n’avait de voiture.

11 Jan 2008

Le Coffret

Le soleil venait à peine de se poindre à l’horizon quand un homme traversa la rue et enfila la ruelle derrière le restaurant indien. On sentait encore les effluves de dahl. Au fond de la ruelle, un coffret noir accoudé au poteau électrique. L’homme s’y dirigeait. Dans un cliquetis de monnaie, il sortit un trousseau insignifiant. Une vieille clé émoussée probablement pour la serrure de son appartement, une grosse clé noir, signe distinctif du cycliste et une clé carrée dorée. Cette dernière ouvrait le coffret noir, en fait tous les coffrets noirs qui parsemaient la ville.

Au même moment, derrière une vitre salie par le mauvais temps des derniers jours, Raymonde regardait à l’extérieur en sirotant son café et en regardant cet homme s’avancer vers le fameux coffret noir. Le coffret était arrivé là l’été dernier et depuis ce temps, des inconnus se pointaient dans la ruelle quotidiennement. Ces inconnus revenaient et faisaient le même manège : Ouvrir le coffret, y prendre ou y déposer une clé et refermer le coffret. Raymonde avait bien examiné le coffret; aucun signe distinctif ne lui permettait d’identifier le propriétaire.

À Suivre…