7 Juil 2008

Your Backyard Farmer, une organisation de Portland propose de cultiver la cour des citoyens pour une modique somme. En échange, on reçoit des produits frais à chaque semaine. Avec toute cette histoire de salmonelle qui touche les tomates, les jalapenos ou la coriandre, s’assurer de la tracabilité des produits semble un atout majeur.

My Farm
vont encore plus loin en intégrant le concept d’agriculture soutenue par la communauté où la culture est décentralisée et l’on peut recevoir des produits des jardins voisins.

À Montréal, on retrouve partout des jardins au fond des cours, le long des rails. Le notre qui trône bien en vue près du trottoir est source de discussion avec les voisins et les passants. Depuis mai, chaque fois ou presque où je travaille la terre, il y a quelque qui s’arrête pour donner des conseils, compter une anedocte ou gouter à la ciboulette. Il faut quand même dire que les proprio cultivent se petit bout de terre depuis belle lurette.

De plus en plus, j’ai l’impression que l’agriculture urbaine (pratiquée amplement dans les pays du sud) se fera une place dans notre société dite moderne. Plein d’initiatives sont déjà en route ici et ailleurs.

via ecopreneurist et les légumes viennent du jardin de l’an passé.

3 Juil 2008

Colin de No Impact Man résume vraiment bien la roue, vous savez la roue, la roue de Madame Forget dans les Zapartistes. On travaille pour dépenser et plus on dépense plus, on doit travailler (le bonheur!!!) . Quelle belle roue! :)

L’idée de travailler moins pour réduire notre consommation d’asphalte fait son bout de chemin un peu partout. Des Philippines aux “States”. Travailler moins pour consommer moins et réduire notre empreinte écologique. Des petits malins n’en demandent pas moins. En travaillant un jour de moins, les consommateurs auront une journée de plus pour visiter le chic Dix/30.

21 Mai 2008

J’ai fini, dans l’autobus pour Montréal, le livre de William McDonough et Michael Braungart, Cradle to cradle. Quelques points de vue m’ont vraiment frappé.

Est-ce normal qu’un emballage ait une durée de vie 1000 fois plus longue que le produit qu’il contient?

À l’épicerie ce soir, j’ai regardé la barquette de styromousse d’un autre oeil en me disant que si celle-ci était en maïs ou en patates, elle pourrait se décomposer tout simplement dans le fond du composteur au lieu de se déaggréger pendant 500 ans.

J’ai également pensé à McDonough et Braungart après avoir lu la chronique de David Suzuki sur l’eau embouteillée. Difficile de penser que la production de la bouteille prend plus d’eau que le volume contenu.

Il va vraiment falloir repenser nos façons de penser.

15 Mai 2008

En ce moment, une bataille titanesque se prépare entre les producteurs de produits naturels, les grands pharmaceutiques et Santé Canada. Au mois d’avril, le projet de loi C-51 est passé en première lecture au Parlement. En bref, si elle est approuvée, cette loi permettrait à Santé Canada de déclarer et de contrôler tout produit alimentaire ou thérapeutique. Un peu à la manière du projet de retirer les crédits d’impôts au cinéma hors-norme, ce projet de loi permet au ministère d’interdire la collecte, la préparation, la préservation, la distribution de produit thérapeutique. Les opposants donnent en exemple la future illégalité de donner des graines de lin ou de la camomille à des enfants. J’ajouterais à la liste une petite dose de jus de pruneaux pour améliorer la régularité.

Sécurité oblige, les inspecteurs auraient également des pouvoirs digne d’une équipe de contre-terrorisme. Dès sa mise en oeuvre, les produits naturels devraient passer à travers les mêmes processus d’approbation que les médicaments. On parle ici, entre autres, de produit sutilisés depuis longtemps en alimentation et auxquels la science ou l’usage a montré des vertus thérapeutiques.

Bizarrement, la nouvelle ne semble pas avoir fait la manchette dans les quotidiens et les blogues francophones alors que les appels à l’action prennent de l’ampleur de l’autre côté de la rivière. Le parti vert s’insurge également contre le projet. Une pétition contre le projet est disponible sur le net. Au fait, la réponse du gouvernment ne s’est pas fait attendre très longtemps.

Définitivement, le gouvernement adore le thème de la sécurité et de la sureté. On veut notre bien, on veut que nous faisions des choix sensés, sans trop douter, questionner ou sortir de la norme. Pendant ce temps, les multi-nationales lobbient pour plus de pouvoirs et de gains. Une espèce de déjà-lu.

12 Mai 2008

Une belle trouvaille sur un thème peu exploité dans les médias de masse.

29 Avr 2008

Tout le brouhaha entourant la crise alimentaire, me rappelle les paroles d’un producteur de maïs rencontré au hasard d’un brunch du nouvel an.

Cette année, j’ai vendu 100 tonnes de maïs pour l’éthanol. Que ça aille pour de la farine, de la moulée ou du carburant, tant que j’ai un bon prix, j’ai pas de problème. C’est vrai que le pain augmente mais tu sauras que dans chaque pain que tu achètes, il y a probablement que 5 cennes qui va au fermier, c’est pas nous autres le problème.

credit: Kris

En partant de cette prémisse, ce sont les intermédiaires qui empochent de même que les spéculateurs. Définitivement, pour améliorer la situation, il faut couper les intermédiaires. Il est pas normal que le prix du blé produit chez-nous se transigent à la bourse de Chicago avant de nous revenir en chère farine. En achetant directement des producteurs, nous nous assurons qu’ils recevront plus que 5 cennes.

En passant le prix du blé a baissé de 33% depuis son sommet du début mars.

28 Avr 2008

Le monde comprend, de mieux en mieux, la situation de crise alimentaire dans laquelle nous nous enfonçons tranquillement. Que ce soit en français, en anglais, en espagnol, le message est le même: la hausse des prix des denrées de base risque de transformer la planète si nous nous prenons pas en main. On s’en va vers des conflits qui ne seront pas joyeux sans compter, les pays producteurs commencent à se refermer à l’exportation alors que les grands importateurs (comme le Japon) envisage le pire.

Des coupables, on en compte plusieurs et il est facile de pointer les agro-carburants, le prix du pétrole, la croissance des pays émergents, la spéculation ou les changements climatiques. Chaque analyste, selon son allégeance y va de son point de vue au jeu du à qui la faute. Mais, en fait, manquons-nous vraiment de nourriture ou seulement d’argent pour l’acheter? Il suffit d’aller voir dans les poubelles et les égouts pour répondre à cela.

27 Mar 2008

C’est tombé cet après-midi sur mon courriel: un video sur le consumérisme et la face cachée de la production. The Story of Stuff explique en une vingtaine de minutes les tenants et les aboutissants de la production de biens de consommation. C’est bien fait avec un peu d’humour et ça offre quelques pistes de solutions primaires (the usual comme disent les anglais…)

Une chose est sure, cela nous fait réflechir sur notre impact en tant que consommateur.

via Miss météo

26 Mar 2008

La neige a commencé à fondre dans les rues d’Hochelaga. La RIO et le bureau Accès-Montréal ont répondu à ma lettre concernant les stationnements du stade. En gros, la RIO écrit que les pourparlers sont en cours avec la ville mais que la décision finale revient à la ville tandis que la ville m’invite à communiquer avec la RIO pour lui faire ma suggestion. Dans les deux cas, on nous invite à stationner dans les stationnements payants pendant la nuit et de s’assurer de les quitter avant 07h00.

Au fait, pendant la grande période de déneigement, la voiture attendait patiemment sous le terrain de soccer près du cinéma. 12$ pour les trois jours sans être importuné!

9 Mar 2008

Dimanche soir, après une bordée de neige qui prendra possiblement le vocable de tempête du siècle, les rues de Montréal sont bondés. Alors qu’habituellement il y a une rangée d’autos, on se retrouve avec des immenses bancs de neige qui empêche toute option de stationnement (en fait la capacité de la rue est réduite de 40-50%). Au lieu de creuser un trou, pourquoi se garer dans le plus grand stationnement intérieur de Montréal et laisser le temps aux cols bleus de faire leur job. On nous le dit partout à la télé, à la radio.

21h30. Avenue Pierre-de-Courbertin. Je m’attends que le stationnement du Stade Olympique soit quasi plein. Non, la porte est close, enchainée. Pas de stationnement de nuits même si plus de 3000 places sont disponibles. Au fait, c’est autant sinon plus que le stationnement gratuit de nuit offert par Stationnement de Montréal. Un seul endroit planifié pour accueillir 70 000 personnes et faciliter la fluidité des mouvements (2 stations de métro).

Pourquoi la ville ne met-elle pas ces places-là à la disposition des citoyens, des fumeurs et des payeurs de taxe. 3000 places c’est suffisant pour que la plupart des rues du quartier soit libre pour les pompiers, les ambulances et les grosses souffleuses. On pourrait penser qu’après plus de 325 ans d’expérience hivernale, la ville pourrait appréhendée ce genre de chose.

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