8 Juil 2008

Y avait du monde à la plage en fin de semaine. On aurait dit Pusan en pleine semaine de vacances… La météo aidant, la plage d’Oka a atteint sa capacité avant midi dimanche.

Oka c’était la destination de notre escapade de vélo-camping à faible émission. Parti lentement de la ville samedi, nous avons traversé la banlieue pour nous rendre au Parc d’Oka prendre un bain de foule. Sur le parcours quelques constatations:

  • Ça pédale sur la rive-nord;
  • Laval est vide le samedi et
  • on y ferme les abreuvoirs.

Le parc d’Oka est avantageux puisque l’on peut y aller en cocktail transport (train/vélo) et y faire du camping (avec 2000 autres campeurs). Sans compter que les collines des environs sont idéales pour se faire les mollets et visiter nos producteurs maraîchers. Nous avons trouvé pommes, poires, prunes, miel et autruche lors du retour par le Rang de la Fresnière dimanche après-midi avant de prendre le train de l’AMT pour le retour. Comme cette ligne de train de banlieue est électrifiée, on peut penser que nos émissions quasi inexistantes (On l’avoue, nous avons fait brûler 4 bûches et utiliser le Dragonfly pour cuire nos galettes de sarrazin).

L’idée de prendre le train pour aller visiter les régions limitrophes nous a plu. Malheureusement pour nous, les trains vers St-Constant, St-Hilaire et St-Jérome (et le petit train du Nord) n’acceptent pas les vélos et surtout ne roulent pas la fin de semaine. On pourra seulement visiter Vaudreuil et Soulanges, la prochaine fois. Il faudrait que l’AMT y voit.

Source de la photo: La plage de Sipalay

6 Mai 2008

Hydro-Québec a annoncé ses gagnants hier. Une quinzaine de projets éoliens verront le jour d’ici 2015, partout au Québec. Il y a peu de régions qui ne seront pas touchées. On devrait cependant proposer à HQ d’installer une éolienne quelque part au centre-ville de Montréal pour que nous, urbains, ayons le “feeling” aussi. Un peu à la manière de Toronto avec son éolienne du parc de l’Exposition.

1 Mai 2008

Déjà plus d’un an sans voiture, il est temps pour un petit bilan pour voir si ça vaut la peine.

On recule en mars 2007, la vieille Oldsmobile rend l’âme après 600$ de réparations. Un peu débiné, nous décidons de vivre sans auto pour un petit bout de temps. 28 mars, je signe le contrat avec communauto et j’apprivoise leur système de réservation et de facturation.

En bon consommateur, je m’empresse de louer ma première auto pour la fin de semaine. Le dimanche soir, je la rapporte à la station pour découvrir que nous avions fait que 89 km et que la plupart du temps l’auto était restée dans l’entrée. Premier choc, la culture de l’auto-partage par l’expérimentation.

Début juin, on part pour la pêche en louant une communauto tout simplement, en essayant le tarif interurbain. L’auto reste 2 jours au chalet, mais le compteur tourne toujours. Nos amis pêcheurs avaient loué chez une agence de location. Deuxième choc, la culture du cocktail transport par l’expérimentation.

Pour les vacances, ce sera le Bas St-Laurent en auto loué. On découvre également les tarifs à 50% la fin de semaine chez certaines agences de location: moins de 60$ pour la fin de semaine à Québec.

En Février et Mars, les beaux-parents filent dans le sud, leur auto sera ensevelie sous la neige. En fait, il y a probablement plein d’autos qui dorment comme ça dans les rues de Montréal. Un concept à explorer.

Au final, la dernière année a permis de connaître la valeur de nos transports puisqu’à chaque mois, je recevais une facture selon l’usage. En tout et partout, nous avons fait plus de 7500 km durant l’année (sans compter les km sur l’auto de belle-maman) et cela nous a couté environ 3000$ incluant l’abonnement, l’assurance et l’essence (40 sous/km). C’est raisonnable si nous comparons aux données du CAA.

Certains diront qu’une auto usagée coûte le même prix mais oublient les externalités et la maximisation de l’utilisation des ressources. Sans compter qu’il n’est plus nécessaire de faire changer l’auto de bord de rue 2 fois par semaine, que l’entretien et le nettoyage sont fait par Communauto et que les véhicules sont généralement en excellentes conditions.

30 Avr 2008

Les 98 questions du test NEWS sur l’accessibilité confirme mes perceptions. Sur tous les éléments évalués, le Hochelaga surpasse Hull sauf au niveau de la sécurité (la différence est cependant faible).

Il va maintenant falloir agrandir l’échantillon des sondés et je pourrai écrire un article scientifique sur le sujet. :)

24 Avr 2008

Mathématiquement parlant, tant à Hull qu’à Montréal, je reste à la même distance d’une épicerie. Je ne parle pas de dépanneur ici mais plutôt d’un commerce avec des produits frais et une boucherie ou une patisserie. Environ 775 m me séparent de ces lieux, mais l’impression de distance est vraiment différente.

Dans un cas, une rue bordée de grands arbres et une promenade commerciale avec plein d’autres commerces. L’environnement invite à la marche surtout que le stationnement est un peu compliquée et payant. Sur le chemin, il y a toujours quelqu’un à saluer ou quelque chose à voir. Une petite marche agréable en ville vers les commerces dits de proximité.

Dans l’autre, on se retrouve sur un boulevard avec un vendeur de char, deux dépôts à bière et un Dairy Queen. Pas vraiment invitant pour le piéton. La distance semble tellement plus grande que l’appel de l’auto se fait sentir (surtout que le stationnement est facile). Seul attrait de cette marche, l’arrêt potentiel au Dairy Queen, difficile de résister…

Ceci n’est qu’un exemple des différences entre le développement axé sur l’automobile des années 1970-1980 et celui des quartiers populaires de l’entre-guerre. Il est clair que ces environnements jouent un rôle prépondérant dans nos perceptions de la distance et nos choix de transports. La distance semblera toujours plus courte si l’ambiance est agréable (et ce, sans compter la compagnie), l’inverse est également vraie et demande surtout un peu plus de motivation ou d’éco-volonté.

Évidemment, je ne suis pas le seul à avoir cette perception, et celle-ci a fait l’étude de plusieurs recherches. En fait, les scientifiques ont mis au point un index d’accessbilité de l’environnement local (Neighbourhood Environmental Walkability Scale). Quatre-vingt-dix-huit questions sur l’accessiblité pour déterminer un index. Je ferai la comparaison de mes deux milieux de vie pour voir si mes perceptions s’expliquent. Le site Walk Score donne également un index d’accessibilité. Avec ce site, Hull obtient un score de 15 et Montréal, un gros 48 sur 100.

Crédit pour les photos: Wiki Commons [1] et [2]

10 Jan 2008

« Vous avez complété 5 voyages et accueilli 6 passagers » dit le message d’accueil. L’ami Express ne fait pas qu’échanger mon courriel avec des conducteurs ou des passagers. Il prend note de mes statistiques. En cette période de réseautage social, j’y ai même droit à une page de profil avec mes conducteurs et passagers les plus fréquents.

Fervent partisan du cocktail transport, le covoiturage, à titre de passager fait partie de mes habitudes de voyage interurbain depuis avril. Pendant la période des Fêtes, les rôles furent inversés. Nous avons visité les 4 coins de la province et chaque fois, nous trouvions des amigos pour nous accompagner. La veille du Jour de l’an, nous avons même poussé l’audace en affichant que 24 heures avant le départ. Aussitôt affiché, aussitôt complet.

Que ce soit avec Pierre, Jean ou Josée, covoiturer amène toujours son lot d’anecdotes, de discussions philosophiques, d’explications abracadabrantes ou seulement de silence (ça c’est quand je conduis). On prend AmigoExpress pour voyager au Québec et plus loin aussi sauf en Ontario. D’ailleurs, j’ai failli partir pour le Mexique cette semaine pour 90$, mais les vacances n’ont pas été approuvées.

Le système semble bien fonctionné. Alors que l’an passé, il n’y avait que quelques départs par jour, en ce moment on compte plus d’une cinquantaine de départs quotidiens (Qui veut aller à Ascot Corner?). Il faut dire que le boss d’Amigo est féru en marketing viral. En entrepreneur du 21e siècle, il accepte les commentaires du public, blogue et essaie d’avoir sa place au firmament de TLMP.

Tiens justement, en marchant hier soir, j’ai pensé à ce nouveau concept pour Amigo Express que je lui ai envoyé subito presto :

Monsieur Amigo,

En marchant hier midi, j’ai eu cette idée un peu loufoque pour Amigo Express. Adapter le concept de la passe de train (de style Eurail) au monde du covoiturage et encourager la découverte du Québec. Une petite tournée du Québec économique avec un forfait « réservations illimité pendant 30 jours pour 15$ » où le touriste pourrait faire Montréal-Québec-Saguenay-Tadoussac-Rimouski- Ascot Corner pendant les vacances de la construction. En poussant un peu plus la folie, Voyages Campus pourrait même se servir de l’interface d’AmigoExpress pour organiser des trajets touristiques pour nos cousins français en vadrouille.

Salutations

Veramos,veramos.