Semaine 4: Plus catholique que le pape
Un mois depuis le début du défi. À chaque jour, on doit s’adapter. On doit également planifier les activités en fonction des récoltes et les marchands commencent à connaître notre rengaine. Nous ne serions pas les seuls à s’inquiéter de l’origine des aliments.
Quelque bonnes nouvelles en vrac: Notre boulangerie, Ahroma fabrique du pain 99% local, idem pour celle du marché Maisonneuve. Il y a plein de bons fromages locaux pour se faire un grilled cheese en plus.
Ce qui fait défaut le plus est le manque de diversité de fruits. Des pommes et des fraises. J’ai lu que les petites prunes mauves poussaient au Québec, il reste à les trouver. Les framboises et les gadelles devraient être prêt pour la récolte d’ici 2 semaines. Un peu de changement en perspective en attendant les poires et melons.
Une chose semble se profiler après 1 mois. À moins de tout préparer soi-même, il est quasi impossible de manger local en tout temps. Le pain, le fromage et les autres produits préparés du terroir ont tous des ingrédients exotiques à commencer avec le sel. C’est vrai que pour notre santé, nous devrions réduire la consommation de sel ( et de gras, et de sucre…) mais il reste que le sel ( et le sucre et le gras) sont nécéssaire pour la conservation des produits frais. Il faut quand même pas être plus catholique que le pape, au pire nous serons seulement 98,4% local (donc dans l’intervale de confiance 19 fois sur 20….)
L’acclimatation se fait tranquillement, à mesure que les ingrédients extérieurs disparaissent de nos tablettes. Il y aura surement un choc culinaire, à la manière d’un choc culturel. En ce moment, on le sent s’approcher furtivement. Les épices commencent à manquer,, nous avons épuisé nos stocks de farine. On doit commencer à s’adapter. Sans farine de blé, nous avons préparé des 
j’ai également essayé, il y a quelques semaines, le service à la clientèle d’une marque de jus de fruits pour connaître la provenance de leurs pommes. J’attends toujours une réponse.

