30 Avr 2008

Les 98 questions du test NEWS sur l’accessibilité confirme mes perceptions. Sur tous les éléments évalués, le Hochelaga surpasse Hull sauf au niveau de la sécurité (la différence est cependant faible).

Il va maintenant falloir agrandir l’échantillon des sondés et je pourrai écrire un article scientifique sur le sujet. :)

29 Avr 2008

Tout le brouhaha entourant la crise alimentaire, me rappelle les paroles d’un producteur de maïs rencontré au hasard d’un brunch du nouvel an.

Cette année, j’ai vendu 100 tonnes de maïs pour l’éthanol. Que ça aille pour de la farine, de la moulée ou du carburant, tant que j’ai un bon prix, j’ai pas de problème. C’est vrai que le pain augmente mais tu sauras que dans chaque pain que tu achètes, il y a probablement que 5 cennes qui va au fermier, c’est pas nous autres le problème.

credit: Kris

En partant de cette prémisse, ce sont les intermédiaires qui empochent de même que les spéculateurs. Définitivement, pour améliorer la situation, il faut couper les intermédiaires. Il est pas normal que le prix du blé produit chez-nous se transigent à la bourse de Chicago avant de nous revenir en chère farine. En achetant directement des producteurs, nous nous assurons qu’ils recevront plus que 5 cennes.

En passant le prix du blé a baissé de 33% depuis son sommet du début mars.

28 Avr 2008

Le monde comprend, de mieux en mieux, la situation de crise alimentaire dans laquelle nous nous enfonçons tranquillement. Que ce soit en français, en anglais, en espagnol, le message est le même: la hausse des prix des denrées de base risque de transformer la planète si nous nous prenons pas en main. On s’en va vers des conflits qui ne seront pas joyeux sans compter, les pays producteurs commencent à se refermer à l’exportation alors que les grands importateurs (comme le Japon) envisage le pire.

Des coupables, on en compte plusieurs et il est facile de pointer les agro-carburants, le prix du pétrole, la croissance des pays émergents, la spéculation ou les changements climatiques. Chaque analyste, selon son allégeance y va de son point de vue au jeu du à qui la faute. Mais, en fait, manquons-nous vraiment de nourriture ou seulement d’argent pour l’acheter? Il suffit d’aller voir dans les poubelles et les égouts pour répondre à cela.

24 Avr 2008

Mathématiquement parlant, tant à Hull qu’à Montréal, je reste à la même distance d’une épicerie. Je ne parle pas de dépanneur ici mais plutôt d’un commerce avec des produits frais et une boucherie ou une patisserie. Environ 775 m me séparent de ces lieux, mais l’impression de distance est vraiment différente.

Dans un cas, une rue bordée de grands arbres et une promenade commerciale avec plein d’autres commerces. L’environnement invite à la marche surtout que le stationnement est un peu compliquée et payant. Sur le chemin, il y a toujours quelqu’un à saluer ou quelque chose à voir. Une petite marche agréable en ville vers les commerces dits de proximité.

Dans l’autre, on se retrouve sur un boulevard avec un vendeur de char, deux dépôts à bière et un Dairy Queen. Pas vraiment invitant pour le piéton. La distance semble tellement plus grande que l’appel de l’auto se fait sentir (surtout que le stationnement est facile). Seul attrait de cette marche, l’arrêt potentiel au Dairy Queen, difficile de résister…

Ceci n’est qu’un exemple des différences entre le développement axé sur l’automobile des années 1970-1980 et celui des quartiers populaires de l’entre-guerre. Il est clair que ces environnements jouent un rôle prépondérant dans nos perceptions de la distance et nos choix de transports. La distance semblera toujours plus courte si l’ambiance est agréable (et ce, sans compter la compagnie), l’inverse est également vraie et demande surtout un peu plus de motivation ou d’éco-volonté.

Évidemment, je ne suis pas le seul à avoir cette perception, et celle-ci a fait l’étude de plusieurs recherches. En fait, les scientifiques ont mis au point un index d’accessbilité de l’environnement local (Neighbourhood Environmental Walkability Scale). Quatre-vingt-dix-huit questions sur l’accessiblité pour déterminer un index. Je ferai la comparaison de mes deux milieux de vie pour voir si mes perceptions s’expliquent. Le site Walk Score donne également un index d’accessibilité. Avec ce site, Hull obtient un score de 15 et Montréal, un gros 48 sur 100.

Crédit pour les photos: Wiki Commons [1] et [2]

23 Avr 2008

Décidément, en ce lendemain de Jour de la Terre, l’idée de manger local fait son chemin dans les médias de masse.

22 Avr 2008

Beaucoup de monde au Marché Jean-Talon en fin de semaine, les producteurs commencent à prendre leur place. Les étals extérieurs seront installés la semaine prochaine. Bizarrement il n’y avait que 3 producteurs de produits de l’érable.

L’année sera pas trop bonne pour le sirop considérant les conditions climatiques, on parle d’une baisse de 30%.
En prévision du défi, nous avons fait provision de sirop d’érable. Nous avons pu goûté au sirop de la Sucrerie Bédard de Oka (41 km). Alors que le Clair de catégorie AA avait une belle couleur dorée, le Ambré de catégorie B avait une belle teinte ambrée et un fort goût d’érable comme on apprécie à la maison. Excellent pour mettre sur les crèpes.

Une partie de notre apport de glucose proviendra des 12 cans de sirop mais j’ai l’impression que nous allons devoir trouver d’autres alternatives sucrées pour compenser la disparition de la cassonade de notre armoire. Le miel sera possiblement l’option la plus viable surtout qu‘Intermiel produit de l’excellent miel, également dans la région d’Oka.

21 Avr 2008

Partout sur le net, on nous mitraille que nos aliments proviennent de plus en plus loin. Cette semaine, chez métro: des mûres du Mexique, des cerises de terre de Colombie, du raisins du Chili. Il y a toujours des pommes du Québec mais elles sont en compétition direct avec des belle Gala rouges de la Côte Ouest. Il y a plein d’information sur le net au sujet de la distance que parcourent nos aliments. On parle de 1500 milles en moyenne. En fait les raisins du Chili ont parcouru au moins 8700km avant d’arriver comme des produits frais.

Alisa Smith and James MacKinnon ont essayé leur 100-mile diet pendant un an. Un an de produits issus d’un rayon de 100 milles autour de Vancouver. Après avoir lu leur livre, nous avons décidé, nous aussi, de tenter notre chance: Manger local pendant un an.

Pourquoi? Pour démontrer que l’on peut bien manger dans un rayon raisonnable de Montréal et ce en encourageant, les producteurs qui tentent de travailler en harmonie avec la planète.

Tous nos aliments devront donc être produits, récoltés, ramassés à l’intérieur d’un rayon de 200 km de Montréal, en privilégiant les produits biologiques, québécois et du terroir. Quelques règles d’exception pour garder notre santé mentale:

  • Nous nous réservons deux produits exotiques: le café pour madame, le chocolat pour monsieur. Évidemment, ils devront être équitables et biologiques.
  • Les restaurants, les visites chez les amis et les voyages sont exclus pour l’instant;
  • Nous pourrons rapporter des produits hors-zones lors de nos voyages;
  • Toute nourriture déjà présente dans les armoires fait partie du défi.

On commence ce défi en juin 08.

27 Mar 2008

125663.708 kilomètres carrés c’est:

  • 31 millions de terrains de football;
  • 1347 cantons;
  • Un maudit grand jardin autour de Montréal qui va de Ottawa à Sherbrooke en passant par Trois-Rivières et Plattsburg;
  • Toutes ces réponses.

27 2008

C’est tombé cet après-midi sur mon courriel: un video sur le consumérisme et la face cachée de la production. The Story of Stuff explique en une vingtaine de minutes les tenants et les aboutissants de la production de biens de consommation. C’est bien fait avec un peu d’humour et ça offre quelques pistes de solutions primaires (the usual comme disent les anglais…)

Une chose est sure, cela nous fait réflechir sur notre impact en tant que consommateur.

via Miss météo

26 Mar 2008

La neige a commencé à fondre dans les rues d’Hochelaga. La RIO et le bureau Accès-Montréal ont répondu à ma lettre concernant les stationnements du stade. En gros, la RIO écrit que les pourparlers sont en cours avec la ville mais que la décision finale revient à la ville tandis que la ville m’invite à communiquer avec la RIO pour lui faire ma suggestion. Dans les deux cas, on nous invite à stationner dans les stationnements payants pendant la nuit et de s’assurer de les quitter avant 07h00.

Au fait, pendant la grande période de déneigement, la voiture attendait patiemment sous le terrain de soccer près du cinéma. 12$ pour les trois jours sans être importuné!

«« Précédents Suivants »»